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Situé au
cœur même de la Bourgogne,
le Morvan,
riche de son
cadre naturel et de son authenticité
vous
accueille à
QUARRÉ LES TOMBES
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Joli petit
village pittoresque avec son église et ses sarcophages
Place
fleurie entourée de ses commerçants
Tout cet
ensemble concourt à offrir aux visiteurs un but
de promenade,
de découverte et de gourmandise.
Hummm !!! quel
programme !!!
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Quelques renseignements *

| Mairie |
Tél.
: 03.86.32.23.38
Fax
: 03.86.32.23.43 |
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Poste |
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: 03.86.32.20.54 |
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Agricole |
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d'Initiative |
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MARCHÉ... les mardis et Dimanche
matin
La Foire
*
Un peu d'histoire
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Quarré
les Tombes qui s'écrivait au VIIème siècle, Careacum,
doit son nom aux 112 éléments de sarcophages Mérovingiens
disposés autour de l'église. Ce sont les derniers vestiges
d'un important ensemble de tombeaux utilisés pour enterrer les
gens dans une nécropole sous la protection de Saint Georges.
Reconstruite
au XVIème siècle, l'église Saint Georges a pris
son aspect actuel au XIXème siècle.
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Église Saint Georges |
La tradition veut que le cimetière qui entourait autrefois l'église de Quarré ait servi à l'inhumation des guerriers tombés au cours d'une grande bataille livrée dans les environs : celle qui opposa Girart de Roussillon au roi Charles dans la vallée de Vaubeton (commune de
Foissy) ou la bataille de
Champ Culan contre les envahisseurs normands ou sarrasins. Ainsi s'expliquerait le grand nombre de sarcophages
VIII ème / IX ème trouvés à cet endroit et dont plusieurs ont été disposés autour de l'église. La localité tirerait son nom de Quadrata Villa, toponyme évoquant une enceinte fortifiée de plan quadrangulaire. Une importante nécropole se développa à l'époque carolingienne autour de sa chapelle Saint-Georges, patron des chevaliers. L'accumulation des sarcophages en cet endroit pourrait trouver son explication dans la réputation de ce
"martroi" auprès des membres de l'aristocratie carolingienne. Au
XI ème, le village relevait des seigneurs de
Chastellux, qui conservèrent la baronnie de Quarré jusqu'à la Révolution. Le château, qui s'élevait sur les ruines d'une villa gallo-romaine, a complètement disparu. Le duc de Bourgogne Eudes III y acquit en 1215 une importante forêt, devenue propriété de la Couronne à partir du
XV ème et encore désignée sous le nom de "Forêt au Duc".
Une route romaine Autun-Auxerre (probablement construite sur un chemin gaulois),
dont subsistent encore quelques traces, passait à proximité du village.
Quelques vestiges retrouvés dans les hameaux voisins permettent de penser qu’il eut ici un peuplement
Romain d’une certaine importance. On a trouvé, sur la commune de Quarré-les-Tombes, plus de trente sites gallo-romains,
matérialisés par des vestiges divers, tuiles, poteries, pièces de monnaies
etc.…
Durant la longue période du moyen-âge, de nombreux vassaux des seigneuries de
Chastellux, de Villarnoux
ou de l’abbaye de Reigny, vivaient dans leurs modestes châteaux.
En 1550, Quarré-les-Tombes reçoit de Louis de Chastellux sa charte d’affranchissement
(les redevances dues au seigneur sont très lourdes).
Les guerres de religions se traduisent à Quarré-les-Tombes par des faits sanglants. Le curé, son vicaire et ses
domestiques sont assassinés. Les coupables furent jetés au feu. Peu de temps après, en 1594, les
huguenots saccagèrent les terres de Trinquelin et de
Montgaudier.
A la fin du
XVII ème siècle, la misère est grande. L’intendant
Bouchu, chargé par le Grand Condé d’un rapport sur la Bourgogne, écrit :
" Carré, 18 feux misérables. Les habitants ne vivent que de pain d’avoine
".
Au
XVIII ème siècle, l’histoire de Quarré-les-Tombes fut fortement marquée par la personnalité du curé Bégon qui
réalisa d’importants travaux à l’église. Prêtre réfractaire, il fut dénoncé et ne dut son salut
qu’à la chute de Robespierre.
Les routes de la région furent construites au
XIX ème siècle. Il fallut 20 ans pour que soit achevée celle menant de
Quarré-les-Tombes à Avallon (1810-1830).
En 1830, les cloches sonnèrent à toute volée. Les révoltes se contentèrent, ici, de narguer le curé avec,
semble t’il le consentement du maire. De terribles incendies suivirent les chaleurs de 1846. La population prise de panique commit des actes de violences.
En 1870, Quarré-les-Tombes reçoit à deux reprises des compagnies de francs-tireurs. Des gens de Garibaldi logèrent à
Quarré-les-Tombes. Ils s’y conduisirent correctement. On ne vit pas un seul Prussien dans commune.
Le
XIX ème siècle vit les premiers habitants du pays
partir. Ce sont d'abord des exodes temporaires (nourrices,
galvachers, beutiers, betteraviers, ...) puis des exodes
définitives. La population diminua de moitié.
On
ne saurait oublier le rôle important des résistants en forêt au Duc lors de la dernière guerre mondiale de 1939-1945.
En
1944, le maquis de Verneuil était installé aux Iles
Ménéfriers. C'est là que s'est constitué le 4ème bataillon
du 1er régiment du Morvan. Une des premiers parachutages eut
lieu dans une clairière près du Rocher de la Pérouse.
Malheureusement les responsables au sol, furent peu de temps
après arrêtés et déportés. Aujourd'hui
les habitants vivent surtout de l'élevage, de l'exploitation
forestière et de la culture des arbres de Noël.
*
Les sarcophages *
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Sarcophages
à l'extérieur de l'Église Saint Georges |
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Sarcophages
exposés à l'intérieur de l'Église Saint Georges |
Les 112 éléments des sarcophages subsistants (46 cuves
et 66 couvercles) représentent les derniers vestiges d’un important ensemble de tombeaux (peut-être mille ou plus) amassés entre le
VII ème et le X ème siècle.
Ces sarcophages sont en pierre calcaire et proviennent de carrières éloignées de 25 à 40 km de Quarré-les-Tombes.
Vers 1330, l’auteur du Roman en vers de Girart de Roussillon
(inspiré de la chanson de geste du XII ème siècle) accorde dans son récit une très importante place à Quarré-les-Tombes. Il imagine une sanglante bataille mettant aux prises Girart et le roi Charles le Chauve dans la région de
Pierre Perthuis, à 4 lieues d’ici. La victoire revient à Girart et à ses alliés, ils ensevelissent leurs hommes morts au combat
dans les cercueils qu’ils trouvèrent à " Saint George, au lieu qu’on dit Quarré".
"Ils
trouvèrent le matin pour chacun habitacle
Les
plus beaux cercueils, jà plus beaux n'en verrez
Ils
furent en sept jours tout dedans enserrés
Plusieurs
cercueils y a, les uns sont mis sur l'autre"
D’autres légendes relatent de terribles batailles livrées l’une aux normands par Renaud des Ardennes, l’autre aux
envahisseurs sarrasins par Saint Georges lui-même, sorti du Paradis, surgissant dans la mêlée monté sur son cheval blanc
et brandissant son célèbre et terrible épieu. C’est le ciel qui envoie les blancs cercueils à l’issue de la bataille pour le
repos des chevaliers chrétiens tombés sous le fer des Infidèles.
Découverts très tôt (beaucoup d’entre eux n’ont sans doute jamais été inhumés) dans l’ancien cimetière (la place actuelle)
et à l’entour, sous les fondations des maisons proches et peut-être dans les champs environnants, ces tombeaux n’ont
jamais été à l’abri des déprédations de toutes sortes survenues au cours de quelques mille années.
Depuis fort longtemps vides de tous ossements et de tout ornement, les sarcophages servirent de monuments funéraires dans les siècles passés jusqu’en 1859 et furent plusieurs fois changés de place, notamment au
XVIII ème siècle lorsque le curé Blaise Bégon fit abaisser le niveau de la place d’un à deux mètres, puis en 1869, au moment du transfert, dans le plus
grand désordre, de l’ancien cimetière à son emplacement actuel.
Devant ces sarcophages vides et en l’absence de textes sûrs, les archéologues sont confrontés à des problèmes difficiles.
Une première
hypothèse, la plus accréditée dans le pays est celle de l' entrepôt. Les gens de Quarré-les-Tombes auraient été
des "tombiers" spécialisés dans la fabrication
de sarcophages à partir de blocs dégrossis amenés des pays
calcaires et se seraient livrés au négoce grâce à la voie romaine Autun-Auxerre qui passe à
proximité du bourg.
Une deuxième hypothèse semble maintenant prévaloir : il s’agirait d’une nécropole. On aurait enterré les gens ici sous la protection de
Saint Georges et un certain nombre de sarcophages vides aurait été
tenu en réserve pour servir au fur et à mesure des besoins.
Notons cependant que si la dévotion à Saint Georges attira
jusqu'à la révolution un nombre important de pèlerins à
Quarré, il semble fort peu probable qu'il y ait jamais eu de
reliques du Saint dans cette église.
Une
troisième hypothèse est formulée par René Louis dans sa
"conjoncture nouvelle sur les tombeaux de Quarré"
parue en 1978. Les sarcophages vides auraient pu être des
cénotaphes (*) disposées au dessus du caveau contenant le
corps. Ce qui semble certain, c'est qu'au XIX ème
siècle, des sarcophages disposés au dessus du sol, ont servi
de monuments funéraires. On remarque des croix gravées sur
certains couvercles. Mais l’énigme des sarcophages de Quarré-les-Tombes est encore loin d’être résolue......
A la demande des Monuments historiques, trois éléments sont
conservés dans l'églises (deux cuves et un couvercle).
(*)du grec "tombeau vide. Tombeau élevé à la mémoire
d'une ou plusieurs personnes enterrées sur un autre site, comme
le monument aux morts des deux guerres mondiales, conçu par
Edwin Lutyens, à Londres
* Les
Armoiries de Quarré les Tombes *


Dans la deuxième partie du 19ème siècle,
Napoléon III avait demandé aux communes importantes et tout
particulièrement au chef-lieux de canton de se doter
d'armoiries. Celles de Quarré les Tombes, oubliées au début
de notre siècle avaient été redessinées par les ateliers de
la Pierre qui Vire, à la demande de la municipalité, pour les
faire figurer comme "en-tête" des enveloppes et
papiers à lettre de la commune.
En
1985, un jeune artiste en vacances à Quarré en a fait bénévolement
un agrandissement en couleur qui figure en bonne place dans la
salle du Centre Culturel. En cette occasion, nous allons tenter,
bien que néophytes dans le sciences héraldique d'en retrouver
les significations cachées, en demandant aux spécialistes de
nous excuser en cas d'erreur et de nous le faire savoir.
Le
langage héraldique doit permettre de reconstituer les armoiries
en couleur.
Devise
: LAPIDE ET ROBORE NOTA (pierres et Chênes rouvres connus)
Description
héraldique de l'écu : Part, de sable à trois pièces
carrées d'argent posées deux et une - d'argent au chêne
terrassé de sinople - Au chef d'or, à trois têtes de Maures
tortillées de gueules, cousu sur le tout.
Traduction
et interprétation :
LAPIDE
: c'est la pierre. Les trois pierres carrés évoquent les
tombes et le nom de Quarré
ROBORE
: c'est le chêne Rouvre si répandu dans les forêts de la
commune
NOTA
: veut dire célèbre
PARTI
: signifie que l'écu est séparé verticalement en deux parties
égales
DE
SABLE : de couleur noire
TERRASSE
: les racines de l'arbre sont invisibles
DE
SINOPLE : de couleur verte
AU
CHEF : en haut
DE
GUEULES : de couleur rouge (couleur du tortil ou bandeau
entourant chaque tête. Vers le milieu du VIIIème
siècle, notre territoire aurait été envahi par les arabes et
les sarrasins)
COUSU
sur le tout : on dit aussi "BROCHANT" sur le tout. La
règle voulant que ni émaux, ni métaux puissent voisiner, nous
nous trouvons devant un parti d'argent et un chef d'or voisins
(deux métaux). Dans ce cas, il faut dire "cousu" ou
"brochant".
L'écu
est surmonté de créneaux (toujours dorés) qui indiquent que
le bourg fut fortifié.
Merci
à Mr Michel MATHIEU pour sa documentation
*
Un peu de géographie*
Quarré
les Tombes :
-
se trouve dans le département de l'Yonne(89) en
Bourgogne
-
à une altitude de
460 m.
-
à une superficie : 4605 ha
-
Code postal : 89 630
-
est un chef-lieu de canton de l’arrondissement
d’Avallon et du département de l’Yonne
-
est
situé à 47°22 de latitude nord et 10°39 de longitude
est entre les vallées de La Cure et du Cousin
-
est
à 20 km de la bordure nord du massif morvandiau au sommet du mont
Culan, à 460 mètres d’altitude.
-
se trouve à
232 km de Paris, 70 km d'Auxerre,19 km
d'Avallon, 49 km de Clamecy et 27 km de Saulieu.
-
se situe aussi dans le Morvan, le Parc Naturel régional du
Morvan et dans le Pays Avallonnais
a
+/- 732 habitants qui se nomment le quarréens.
* Les
Activités *

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"LES SABOTEUX de
QUARRÉ"

GROUPE FOLKLORIQUE |
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